Beau bilan pour GwenneG au bout de dix-huit mois d’existence

rédigé le 2 novembre 2016 dans la rubrique Informatique et high-tech
Beau bilan pour GwenneG au bout de dix-huit mois d’existence

Après dix-huit mois d'existence (puisque son site web a ouvert le 10 mai 2015), la plateforme de crowdfunding GwenneG, spécialisée dans le financement de projets bretons, peut se féliciter d'un beau succès.

Montants collectés et nombre de projets financés

Si les huit cent mille euros collectés sur ces dix-huit représentent une goutte d'eau dans le marché du crowdfunding en France, qui est en croissance très forte (il est passé de 8 millions d'euros collectés en 2011 à 78 millions en 2013 et a dépassé les 300 millions en 2015), ce montant reste très satisfaisant pour une plateforme qui a décidé de se limiter à des projets bretons. Aussi important que les montants collectés, le nombre de collectes (53 projets terminés ou en cours), et le taux de réussite : plus de 90% des collectes ont été un succès, avec un financement qui atteignait ou qui dépassait largement le montant initialement demandé.

Néanmoins, ce montant est inférieur au seuil de rentabilité. Selon les investissements et les plateformes, on estime généralement qu'il faut collecter entre un et cinq millions d'euros par an pour équilibrer les comptes.

Le marché du crowdfunding est en pleine croissance, et en pleine construction. Il est vraisemblable qu'il va se produire une consolidation dans les années à venir, avec un rachat de petites plateformes par les plus grosses. Néanmoins, comme le souligne Tristan Grué, le fondateur de Bolden, une plateforme de crowdfunding spécialisée sur une niche a de fortes chances de tirer son épingle du jeu. Et c'est le cas de GwenneG, avec son ancrage régional.

Une grande variété de projets

La revue des projets financés via la plateforme montre bien la diversité et les axes de développement de la région. La Bretagne, dynamisée au départ par l'implantation de grosses usines automobiles, de centrales et par la création d'un pôle universitaire régional, a su utiliser ces apports pour développer un tissu économique dense, fait de grosses entreprises et de PME.

Si des grands noms comme le Groupe Bolloré n'ont plus rien de breton que la localisation de leur siège social, des grosses centrales comme Lactalis, des coopératives paysannes, sont, quant à elles, totalement bretonnes. A ces activités agricoles au sens large (incluant l'exploitation des produits de la mer) se rajoutent des nombreuses startups et entreprises de haute technologie, en particulier dans le domaine médical.

Tout cet éventail d'activités se retrouve dans les projets financés par GwenneG.


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